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Le message de l’AEFE

Journée mondiale de la langue arabe : 151 établissements du réseau concernés

 

Plus de 150 000 élèves pratiquent la langue arabe de la petite section jusqu’à la terminale dans 151 établissements de différentes régions du monde, arabophones ou pas. C’est dire si les équipes d’arabe se sont emparées de la journée mondiale de la langue arabe instaurée par l’UNESCO le 18 décembre depuis 2012, en mémoire du jour où, en 1973, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté l'arabe comme sixième langue officielle de l'Organisation.

Les établissements français à l’étranger se mobilisent pour la langue arabe et s’inscrivent ainsi dans une longue tradition française. Notre pays peut en effet s’enorgueillir d’une spécificité pluriséculaire : une prestigieuse tradition d’arabisants que l’on peut faire remonter au XVIème siècle et à la décision du roi Henri III de créer en 1587 la première chaire d’arabe au collège de France.

Depuis cette date, l’école arabisante française a formé des militaires, des diplomates et des savants qui, depuis Antoine Galland et sa traduction des Mille et Une Nuits en 1704, font l’admiration de nos partenaires occidentaux et arabes.

L’enseignement de la langue arabe est proposé dans le système scolaire français depuis les années 70. Comme pour les autres langues vivantes enseignées, les attendus pour l’arabe sont adossés aux exigences du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL).

L’enseignement de l’arabe que nous offrons dans le réseau se décline selon différents dispositifs : programmes nationaux des pays hôte, langue vivante (1, 2, A, B ou C), section orientale, section internationale.

L’AEFE a une ambition forte pour l’enseignement de la langue arabe et s’est dotée d’un dispositif conséquent composé de :

- sept enseignants expatriés formateurs pour le second degré

- un centre de formation et de publications de ressources pédagogiques pour le réseau : le Centre d’Etudes Arabes (CEA), créé en 1988 à Rabat. Le CEA est composé d’une équipe inter catégorielle et binationale :

- IA-IPR de langues vivantes, spécialité arabe, au sein de la direction de l’enseignement, de l’orientation et de la formation (DEOF) depuis 2018.

Le thème de la journée mondiale de cette année est : Les académies de la langue arabe : une nécessité ou un luxe ? Malgré la crise sanitaire, les équipes et les élèves se sont mobilisés pour offrir conférences, reportages, pièces de théâtre, concours, expositions virtuelles, calligraphies, fresques... Nos élèves fêtent une langue et une culture arabes de portée universelle mais également une langue arabe vectrice de savoirs, de débats et d’échanges. La langue arabe s’étend de la Mauritanie jusqu’en en Irak soit plus d’une vingtaine de pays. Et c’est une langue dont les premiers corpus littéraires remontent au VIème siècle, soit 16 siècles de littérature.

 

Cette langue a traversé les âges depuis sa péninsule arabique portée, protégée et conservée par la poésie envers laquelle elle a une dette immense. Progressivement à la faveur de l’Histoire, la place qu’elle occupait à l’oral s’est réduite au profit des dialectes ou d’autres langues. Ainsi, l’état de langue que- l’arabe qualifie de fosha (la plus claire) et qui est souvent traduit par « arabe classique » a longtemps été cantonné à l’écrit.

Depuis ces trente dernières années, les médias et chaînes satellitaires ont redonné un nouveau souffle à cet état de langue qui est redevenue une langue de communication orale. Une fosha moderne et vivante, l’arabe moderne standard. Les médias type al-Jazeera, France 24, BBC, Monte Carlo Doualiyya, al-Hurra, etc n’utilisent que ce registre de langue et ont permis ainsi de conforter le rôle de l’arabe moderne comme langue de communication à l’oral comme à l’écrit.

La langue arabe a désormais une certification délivrée par l’Institut du monde arabe qui atteste du niveau de maîtrise de la langue.

Par ailleurs, les réseaux sociaux et l’immédiateté de leurs échanges ont entraîné de nouveaux usages dans la communication des populations arabes : l’emploi des dialectes dans les forums, l’utilisation de l’alphabet latin pour transcrire l’arabe, le recours à des langues étrangères...

La langue arabe se trouve à une nouvelle étape de son évolution et donc face à un nouveau défi. Nul doute qu’elle saura le relever avec l’audace dont la qualifiait au Xème siècle, un grammairien arabe de génie, Ibn Ginni. Cette audace de la langue arabe, il la voyait dans la flexibilité que lui confère sa structure lui permettant d’intégrer par le truchement de la dérivation des néologismes et de créer à l’infini des mots nouveaux. Cette nouvelle édition sera l’occasion, entre autres, d’explorer les arcanes de la pensée arabe et de. réfléchir à cette question en interrogeant notamment le rôle des académies de langues.

Cette langue a traversé les âges depuis sa péninsule arabique portée, protégée et conservée par la poésie envers laquelle elle a une dette immense. Progressivement à la faveur de l’Histoire, la place qu’elle occupait à l’oral s’est réduite au profit des dialectes ou d’autres langues. Ainsi, l’état de langue que l’arabe qualifie de fosha (la plus claire) et qui est souvent traduit par « arabe classique » a longtemps été cantonné à l’écrit.

Depuis ces trente dernières années, les médias et chaînes satellitaires ont redonné un nouveau souffle à cet état de langue qui est redevenue une langue de communication orale. Une fosha moderne et vivante, l’arabe moderne standard. Les médias type al-Jazeera, France 24, BBC, Monte Carlo Doualiyya, al-Hurra, etc n’utilisent que ce registre de langue et ont permis ainsi de conforter le rôle de l’arabe moderne comme langue de communication à l’oral comme à l’écrit.

La langue arabe a désormais une certification délivrée par l’Institut du monde arabe qui atteste du niveau de maîtrise de la langue.

Par ailleurs, les réseaux sociaux et l’immédiateté de leurs échanges ont entraîné de nouveaux usages dans la communication des populations arabes : l’emploi des dialectes dans les forums, l’utilisation de l’alphabet latin pour transcrire l’arabe, le recours à des langues étrangères...

La langue arabe se trouve à une nouvelle étape de son évolution et donc face à un nouveau défi. Nul doute qu’elle saura le relever avec l’audace dont la qualifiait au Xème siècle, un grammairien arabe de génie, Ibn Ginni. Cette audace de la langue arabe, il la voyait dans la flexibilité que lui confère sa structure lui permettant d’intégrer par le truchement de la dérivation des néologismes et de créer à l’infini des mots nouveaux. Cette nouvelle édition sera l’occasion, entre autres, d’explorer les arcanes de la pensée arabe et de réfléchir à cette question en interrogeant notamment le rôle des académies de langues.

 

Voici un premier aperçu de quelques réalisations:
 
- Lycée Descartes
 
- Lycée Lyautey
 
- École Adrien Berchet 
 
- École Albert Camus
 
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